SATECH

PROJET BAB AL AMAL 

Insertion socio professionnelle des jeunes tchadiens en situation de vulnérabilité.

Le contexte de mise en œuvre du projet

La population active du Tchad est estimée à 5 millions de personnes - soit un peu plus de 45 % de la population du pays. Le marché du travail est dominé par les activités informelles qui concerneraient 95% des actifs occupés. L’agriculture et la pêche sont les secteurs d’activités qui occupent la majorité de ceux qui ont un emploi (71%), devant l’industrie et le bâtiment (9%). En parallèle, concernant les besoins des entreprises, l’étude sur les créneaux porteurs d’emploi réalisée par l’OBSEFE1 en 2014 place, dans le secteur secondaire, l’industrie en première place des domaines pourvoyeurs d’emplois, suivie par l’artisanat, puis par le BTP, les mines et carrières. Cette étude concerne sept villes dont N’Djamena. Dans cette dernière, les créneaux porteurs sont prépondérants dans l’artisanat sous diverses formes, l’industrie artisanale et le BTP. Les jeunes de moins de 25 ans constituent la majorité (68%) d’une population en forte progression, augmentant significativement le nombre de Tchadiens à éduquer, former et insérer dans le tissu économique local. D’ici 2020, il sera ainsi nécessaire de créer 1,7 million de nouveaux emplois. Cette prévision massive de jeunes sur le marché du travail constitue un fort gisement de main d’œuvre qui pourrait être en partie utilisé si le pays parvenait à se doter des dispositifs et outils de formation et d’emploi en nombre et qualité suffisants, et adaptés aux besoins du marché.  En outre, le taux de sous-emploi global atteint 42% sur le territoire national2, traduisant le manque de compétences adaptées aux réalités du tissu local. Compte tenu de la jeunesse de la population, le sous-emploi et le chômage touchent en premier lieu les jeunes et plus particulièrement les primo-demandeurs d’emploi. Par ailleurs, le diagnostic plus précis de la situation actuelle au Tchad révèle que:   les jeunes qui sortent du système éducatif et de formation ne sont pas suffisamment préparés pour affronter le marché du travail. Les trois quarts d’entre eux entrent précocement sur le marché du travail, sans avoir achevé le primaire ou avec un âge inférieur à 15 ans3.   la formation professionnelle (FP) est à la fois très faiblement développée au Tchad et en profonde inadéquation avec l’économie. Le pays ne dispose pas d’établissements de formation en nombre et en qualité suffisants (356 structures de formation dont 35,7% à N’Djamena). Plus de la moitié de ces structures (59%) ont un taux de placement inférieur à 20%. La part des élèves de l'enseignement technique et professionnel secondaire au sein de l'enseignement secondaire global est seulement de 2%, soit une proportion très faible par rapport à ce qu’on observe dans les pays comparables.   la FP est très coûteuse pour les familles au Tchad, ce qui exclurait de facto la grande masse d’enfants de familles défavorisées qui voudrait suivre une formation en enseignement technique ou une FP.   l’apprentissage, reconnu comme une modalité de formation adaptée au marché du travail, offrant une opportunité d’insertion professionnelle réelle qui a fait ses preuves dans de nombreux pays africains notamment du fait de la soutenabilité de son financement, est très faiblement introduit au Tchad et ne constitue pas une modalité diffusée d’acquisition de compétences.

PROJET BAB AL AMAL 

Insertion socio professionnelle des jeunes tchadiens en situation de vulnérabilité.

Le contexte de mise en oeuvre du projet

La population active du Tchad est estimée à 5 millions de personnes - soit un peu plus de 45 % de la population du pays. Le marché du travail est dominé par les activités informelles qui concerneraient 95% des actifs occupés. L'agriculture et la pêche sont les secteurs d'activités qui occupent la majorité de ceux qui ont un emploi (71%), devant l'industrie et le bâtiment (9%). En parallèle, concernant les besoins des entreprises, l'étude sur les créneaux porteurs d'emploi réalisée par l'OBSEFE1 en 2014 place, dans le secteur secondaire, l'industrie en première place des domaines pourvoyeurs d'emplois, suivie par l'artisanat, puis par le BTP, les mines et carrières. Cette étude concerne sept villes dont N'Djamena. Dans cette dernière, les créneaux porteurs sont prépondérants dans l'artisanat sous diverses formes, l'industrie artisanale et le BTP. Les jeunes de moins de 25 ans constituent la majorité (68%) d'une population en forte progression, augmentant significativement le nombre de Tchadiens à éduquer, former et insérer dans le tissu économique local. D'ici 2020, il sera ainsi nécessaire de créer 1,7 million de nouveaux emplois. Cette prévision massive de jeunes sur le marché du travail constitue un fort gisement de main d'oeuvre qui pourrait être en partie utilisé si le pays parvenait à se doter des dispositifs et outils de formation et d'emploi en nombre et qualité suffisants, et adaptés aux besoins du marché.  En outre, le taux de sous-emploi global atteint 42% sur le territoire national2, traduisant le manque de compétences adaptées aux réalités du tissu local. Compte tenu de la jeunesse de la population, le sous-emploi et le chômage touchent en premier lieu les jeunes et plus particulièrement les primo-demandeurs d'emploi. Par ailleurs, le diagnostic plus précis de la situation actuelle au Tchad révèle que:   les jeunes qui sortent du système éducatif et de formation ne sont pas suffisamment préparés pour affronter le marché du travail. Les trois quarts d'entre eux entrent précocement sur le marché du travail, sans avoir achevé le primaire ou avec un âge inférieur à 15 ans3.   la formation professionnelle (FP) est à la fois très faiblement développée au Tchad et en profonde inadéquation avec l'économie. Le pays ne dispose pas d'établissements de formation en nombre et en qualité suffisants (356 structures de formation dont 35,7% à N'Djamena). Plus de la moitié de ces structures (59%) ont un taux de placement inférieur à 20%. La part des élèves de l'enseignement technique et professionnel secondaire au sein de l'enseignement secondaire global est seulement de 2%, soit une proportion très faible par rapport à ce qu'on observe dans les pays comparables.   la FP est très coûteuse pour les familles au Tchad, ce qui exclurait de facto la grande masse d'enfants de familles défavorisées qui voudrait suivre une formation en enseignement technique ou une FP.   l'apprentissage, reconnu comme une modalité de formation adaptée au marché du travail, offrant une opportunité d'insertion professionnelle réelle qui a fait ses preuves dans de nombreux pays africains notamment du fait de la soutenabilité de son financement, est très faiblement introduit au Tchad et ne constitue pas une modalité diffusée d'acquisition de compétences.

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